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L'azote et la plante

Ajouté le 19/02/2011 - Auteur : admin
Edwin Scheller a prouvé que certaines plantes absorbent 70% de leur azote (N) de l’humus, même lorsqu’elles reçoivent 120 unités d’N minéral. Celui-ci n’est absorbé que dans une proportion allant de 25 à 75 %, selon les conditions climatiques. En fait, ce sont les micro-organismes du sol qui absorbent et réorganisent cet azote minéral dès sa dilution dans le sol, provoquant ainsi une formidable activité qui, elle même, est responsable de la dégradation de l’humus présent (jusqu’à 400U libérées puis organisées). Ceci peut expliquer la baise des taux d’humus observée depuis 50 ans, même dans des régions comme la Bretagne, où pourtant l’apport de déjections animales est largement supérieur aux surfaces disponibles. Comment assurer une croissance suffisante à nos plantes avec seulement de l’azote issu de l’humus ? E.Scheller a rappelé que 30 T. de fumier par ha ne « donnaient » que 15 U d’ N dans l’année (effet engrais) et qu’il fallait donc favoriser au maximum la minéralisation de l’humus. La minéralisation est un phénomène naturel qui se produit plusieurs fois dans l’année (principalement au printemps et à l’automne quand l’humidité revient) : les acteurs sont des bactéries qui dégradent le stock d’humus en éléments simples disponibles pour les plantes. La libération d’azote par ce phénomène peut aller jusqu’à 600U dans des sols à 5% de MO (Matière Organique). Il est donc très important de réussir à capter ces périodes de minéralisations. De plus, il a montré que chercher à augmenter son taux de MO par des apports de fumier était totalement irréalisable : il faudrait un chargement d’environ 15 vaches/ha pour passer de 2 à 3% de MO. (4500t de terre/ha à 2% de MO + 90t . Or 40t de fumier ne donnent que 4t d’humus). C’est par une très bonne minéralisation que l’on peut arriver à une libération suffisante d’azote. Exemple : l’expérience d’un rendement de 55 quintaux d’avoine sur un sol sableux de 1% de MO… Ce résultat fut obtenu en observant précisément les rythmes de minéralisation pendant l’année (rythmes dont la périodicité varie avec l’altitude et avec la latitude). Et donc un pic incontournable est celui de la première quinzaine de septembre. Entre un seigle semé début septembre et un autre semé à la fin du même mois, le rendement peut être divisé par 2 ! Cela corrobore les analyses faites dans une station expérimentale bretonne. Ces analyses d’azote dans le sol furent conduites sur des parcelles avec des engrais verts. Les quantités mesurées peuvent dépasser les 120U après enfouissement (vesce seigle), ce qui est largement suffisant pour une céréale de printemps qui viendrait à suivre. Ces résultats ne sont pas connus de l’agronomie classique. La conséquence directe de l’utilisation de ces engrais verts est une augmentation constante de la fertilité des sols, observations que les agrobiologistes ont faite depuis longtemps, à condition de ne pas manquer le captage de la minéralisation par un couvert d’automne. La conséquence directe de l’utilisation de ces engrais verts est une augmentation constante de la fertilité des sols

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