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Les lombrics

Ajouté le 19/02/2011 - Auteur : admin
LES LOMBRICS. Ce qui est décisif pour la présence de vers de terre, ce n’est finalement pas tant les qualités physiques du sol, mais bien plutôt l’offre en matières organiques. S’il n’y a pas de matières organiques disponibles, alors aucun ver de terre ne peut s’y tenir. Plus les vers ont de matières organiques décomposées à disposition, mieux ils peuvent se nourrir. Un ver a besoin, par jour, de 100 à 300mg de nourriture par gramme de poids ; ou bien pour formuler plus simplement, les vers de terre mangent chaque jour à peu près la moitié de leur poids. Mais il y a une condition préalable pour que le ver de terre puisse assimiler la matière organique : elle doit être assez décomposée et bien humidifiée. Elle ne peut être consommée par les vers que lorsqu’elle a été préparée par certains micro-organismes ayant commencé la décomposition et la digestion. Les influences sur le milieu Les vers préparent le sol d’une manière remarquable pour la croissance des plantes pourvues de radicelles et pour les graines de toutes sortes. Ils mettent en permanence la terre arable en contact avec l’air. Les vers contribuent d’une manière significative à l’augmentation de la matière organique dans le sol grâce au nombre étonnant de feuilles à moitié décomposées qu’ils tirent dans leurs galeries. La formation du sol Darwin a aussi calculé la quantité de terre fertile rejetée par les vers de terre sous forme de petits tortillons d’excréments. Il arriva au nombre imposant de 45t par an et ha. Des estimations récentes parle même de 100t, à condition que le sol soit encore sain et qu’il héberge une population de vers de terre de 100 à 400 individus par m2. Les vers de terre sont avant tout des créateurs de sols. En l’espace de 12 à 15 ans ils retournent complètement et sans charrue les 10 cm de la couche végétale supérieure et produisent chaque année de 40 à 100 t /ha d’humus très précieux. L’amélioration de la structure du sol Grâce au fait qu’ils creusent, qu’ils mangent de la terre et qu’ils déposent des tortillons d’excréments, ils aèrent le sol et élèvent sa capacité à retenir l’eau. Certaines espèces fouissent jusqu’à 3 m de profondeur ; elles mettent tout sens dessus dessous, et améliorent ainsi la structure du sol. Le sol reste alors friable et meuble. Des substances minérales sont ainsi ramenées du sous sol vers le haut, là où se trouvent les racines des plantes ; de cette manière le sol échappe au lessivage. Les racines aiment bien utiliser les galeries des vers car ces petits «tunnels » sont très fertiles. La mise à disposition de substances nutritives Pendant leur activité digestive, les vers mélangent intimement la terre et la matière organique dans leur intestin et mettent à la disposition des plantes des substances nutritives essentielles. Ceux-ci sont 5 fois plus riches en azote assimilable par les plantes, 7 fois plus riches en phosphate soluble, 11 fois plus riches en potassium, 2 à 3 fois plus riches en magnésium échangeable et 1,5 fois plus riches en calcium. La vitesse de décomposition Un demi million de vers est capable d’ingérer 3 t de feuilles à l’ha en l’espace de trois mois. L’humus stable En fait il n’y a qu’un quart de la matière organique brute qui est transformé en humus stable. Hormis les vers, les mites, les collemboles, les cloportes et d’autres arthropodes jouent aussi un rôle essentiel, ainsi qu’un nombre énorme de micro-organismes comme les bactéries, les champignons microscopiques. Ils préparent la nourriture du ver, la rendent « prête à manger », et transforment encore en plus ce qui reste dans ses excréments. La tâche des vers de terre consiste à mélanger dans leurs intestins la matière organique préalablement hachée et prédigérée avec des particules du sol. Ensuite ils décomposent les substances nutritives grâce à leurs enzymes et augmentent l’activité microbienne. Les vers de terre assimilent mal leur nourriture. Ils rejettent jusqu’à 95% de ce qu’ils ont ingéré. Les excréments de ver sont ainsi une nourriture toute trouvée pour les autres organismes du sol. A la surface et à l’intérieur des excréments, il se développe une vie microbienne bien plus riche que dans la terre environnante. Les microbes donnent aux substances nutritives contenues dans les excréments une forme assimilable par les plantes et mettent la dernière main à la stabilité des grumeaux de terre. L’approvisionnement naturel en azote Par leurs excréments, les vers de terre contribuent énormément à l’approvisionnement naturel des plantes en azote. Même morts, les vers apportent encore leur contribution à l’amélioration de la fertilité du sol. On à calculé que le corps d’un seul ver de terre mort contient jusqu’à 10 mg de nitrates. D’autres études parlent du fait que 4 millions de vers fournissent chaque année par hectare environ 220 kg d’azote par la décomposition de leurs corps et par leurs déjections. A titre de comparaison : la recommandation concernant l’utilisation d’engrais azoté pour un champ de choux est de 250 kg/ha. On peut ainsi se rendre compte qu’une population de 400 vers/m2 suffit pour couvrir les besoins en substances nutritives d’une plante aussi exigeante que le chou ! La santé du sol Avec la terre, le ver mange aussi des bactéries et des champignons qui se multiplient en partie dans son intestin et qui aident, par leurs déjections, à digérer la matière organique. Des bactéries pathogènes, comme par exemple Escherichia Coli et d’autres, sont en partie détruites par les enzymes des vers. Ces derniers contribuent ainsi d’une manière non négligeable au maintien de la santé des sols. Les sols qui contiennent des vers présentent 4 à 5 fois plus de micro-organismes que ceux qui n’ont pas. Leur activité libère du gaz carbonique faisant ainsi lever le sol comme une pâte au levain. Les streptomycètes et les actinomycètes contenus dans les excréments de vers produisent des antibiotiques qui tuent les bactéries anaérobies et les champignons nocifs. Ce qui explique pourquoi on peut régénérer des sols lessivés et appauvris en y apportant des vers ou bien pourquoi des graines semés dans du lombricompost sont plus résistants et moins sensibles aux insectes nuisibles. La lutte biologique contre les parasites En ingérant les feuilles qui tombent chaque année dans les vergers, le ver de terre contribue à la lutte biologique contre les parasites. Par exemple les spores de la tavelure, une maladie cryptogamique, passent l’hiver sur les feuilles se trouvant sur le sol. Dans un verger bien peuplé en vers de terre, les feuilles infectées sont mangées pendant l’hiver, et avec elles, les spores cryptogamiques. Ainsi une nouvelle infestation n’est plus possible au printemps ou alors elle se manifeste dans une proportion réduite et supportable économiquement. Les qualités physiques du sol, le complexe argilo humique Avec leurs galeries, les vers de terre augmentent la capacité des sols à emmagasiner l’eau et à la restituer lentement. Dans le Schleswig-Holstein, on a compté jusqu’à 1000 galeries au m2. Un sol ainsi perforé réagit comme une éponge. Il peut même retenir de fortes averses et il rend l’eau peu à peu sans se colmater. Dans des sols n’ayant peu ou pas de vers de terre, ceci n’est malheureusement pas le cas. L’eau coule à la surface et entraine au loin le précieux humus ; le résultat en est l’érosion des sols. La mise à disposition des substances nutritives Beaucoup de substances nutritives solubles sont emportées dans le sol profond lors des fortes averses, ce qui conduit à un appauvrissement de la couche supérieure du sol. Les vers de terre pallient à cela en allant dans les profondeurs du sol ingérer de la terre et en l’amenant à la surface sous forme de petits tortillons d’excréments. La stimulation de la croissance des racines Les galeries des vers de terre permettent une meilleure aération du sol. Elles maintiennent le sol meuble et créent des cavités dans lesquelles les racines des plantes peuvent se glisser. Le nombre des fines racines capables d’absorber des substances nutritives est particulièrement important dans une terre pleine de vers. La croissance des racines est ainsi stimulée par les vers. Il y a également une autre raison à cela ; les racines des plantes préfèrent croître dans les galeries des vers. La régulation du pH du sol La terre provenant de vers a toujours un pH qui tourne autour du point neutre, c’est à dire 7, pH optimum pour la plupart de nos plantes et de nos cultures. Avec un pH en dessous de 4,5 , les vers meurent puis se décomposent. Après tout ce qui vient d’être dit, on ne devrait plus s’étonner de constater que les sols contenant une population de vers de terre importante donne des rendements plus élevés et soient de meilleure qualité que les autres sols. Les vers de terre augmentent le rendement Il a été rapporté de nouvelle Zélande que des sols légèrement acides ayant eu un chaulage, et sur lesquels on avait mis à quelques endroits bien précis un certain nombre de vers du genre « Alloborophora Caliginosa, » donnaient au bout de quatre années une herbe plus dense et plus verte sur les quelques mètres situés autour ; après huit années, ces surfaces s’étaient étendues sr plus de 100 m de diamètre. Le professeur Graff rapporta en 1974 suite à des expériences sur les végétaux et plus particulièrement sur de l’avoine que le rendement es plantes qui avaient été semées dans une terre dans laquelle on avait mis depuis 19 jours des vers de terre était plus élevé de 25% que celui des plantes qui avaient poussé dans des sols non travaillés par les vers de terre.

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